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Juste une envie de faire partager tous ces moments d'efforts en montagne.

Publié le par Benjamin Dunand
Publié dans : #Trail, #Beaufortain, #Compressport
Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)

Quand il s'agit de faire une petite sortie tranquille pour ne pas trop se cramer avant la prochaine grosse échéance, autant lier l'utile à l'agréable et d'embarquer un pote pour boire un citron chaud au refuge de Presset dans le Beaufortain et d'en profiter pour sortir le reflex jusqu'au Col du Grand Fond. 

C'est Jérémy Pouge qui s'y colle cette fois depuis le temps qu'on ne s'était pas revu. On aurait pensé trouver un peu plus de neige mais finalement le froid sec était suffisant pour se mettre dans les conditions fraîches en altitude.

C'était l'occasion de voir Christophe qui bossait au refuge pour sa dernière année.

Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)
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Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)
Col du Grand Fond (shooting)

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Publié le par Benjamin Dunand
Publié dans : #Compressport, #Trail, #terre de running Albertville, #Iswari, #ultratrail, #TDS

La Traversée des Ducs de Savoie, épreuve réputée difficile et pourtant moins médiatisée que l’événement UTMB, avec ses 119 km et 7200 m D+, était l'un de mes objectifs de l'année avec une belle semaine avec la team Compressport France et Iswari.

Tous les voyants étaient au vert depuis mon arrivée à Chamonix, je prends même le temps de faire un bon kilo d'energy balls mardi en fin d'après midi au lieu de me reposer, qui seront prêtes à déguster lors de la présentation athlètes Compressport du jeudi matin. La nuit se passe plutôt bien. Je suis juste à l'heure pour retrouver Maud Gobert avant de traverser le tunnel du Mont Blanc, en ayant tout de même oublié la clé de la voiture à l'appartement puis l'ayant perdue dans la voiture (pas d'autre choix que de la laisser ouverte...). Duo de choc oblige, Maud ne retrouve plus sa genouillère mais l'a retrouve pendant mon échauffement.

Chacun rentre dans son rang à l'avant des 1700 coureurs, où ça se bouscule pas mal derrière la ligne élite entre planté de bâtons dans les bras et lâchage de grosses caisses. Le départ est donné dans les rues de Courmayeur à 6:00 sous un ciel à peine couvert, la tactique consiste a rester prudent durant 50km jusqu'à Bourg Saint Maurice. Je reste donc à proximité de Maud, les sensations sont super bonnes, je m'alimente et m'hydrate suffisamment sans m' arrêter aux ravitos de Checrouit, lac Combal et du Petit Saint Bernard. Je suis exactement dans les temps définis. Maud a prit les devants depuis le petit pont après Alpettaz avec 6' au Col du Petit Saint Bernard. 

 

 

Avant même d'atteindre le ravito de Saint Bernard et d'attaquer la descente, je retire les dragonnes de mes mains et pense les ranger dans ma poche arrière, et me voilà parti sur la longue descente sur Bourg Saint Maurice. Je commence à ressentir un échauffement sous le talon sans doute du aux nouvelles chaussures récupérées la veille, ne comprenant pas trop pourquoi car je n'était pas encore assez fatigué pour réceptionner sur les talons.

Je me retrouve avec 5' de retard sur mon estimation à Bourg Saint Maurice pour avoir sauter dans le bassin de Saint Germain. Nicolas, mon assistant, vient à moi dans la zone pour me guider à la table comprenant de quoi refaire le plein avec un bout de tome de chèvre, une purée de patate douce curcumisée au lait d'amande, la St Yorre et flasque à l'eau de coco citron et autres energy balls pour tenir le coup au prochain rencart au Cormet de Roselend.

En me débarrassant de mes déchets, je me rend compte qu'une compote a éclatée dans mon dos et a tartiner l'iphone que je n'avais pour une fois pas mis dans une poche zip, et une de mes frontale. Premier événement qui te sort de la bulle... Je laisse la frontale sale à Nicolas sans même penser au règlement sachant que dans tout les cas elle ne me servirait pas puisque j'utiliserai la Nao bien plus puissante. Je laisse Nicolas plier bagage tandis que je sors de la zone ravito, où je subi le contrôle matériel où l'on me demande les deux frontales.

pour ne pas subir la pénalité, je tente en vain de joindre Nicolas déjà bien loin avec un téléphone ayant pris l’humidité (plus moyen d'entendre quelque chose et le tactile quasi obsolète). Nicolas arrive après 15 bonnes minutes. Je repars assez calme dans les rues de Bourg Saint Maurice et assez confiant pour la suite vu l'état de fraîcheur.

crédit : François Hivert
crédit : François Hivert

crédit : François Hivert

Effet kiss cool ou retour de boomrang dans les dents à la sortie des rues à l'embranchement de la montée quand je décide d'utiliser les bâtons. Les dragonnes sont introuvables!! plein d'interrogations me coupent dans mon élan. Où les avais-je rangées? les ai-je oubliées sur la table? Je me remémore la scène du ravito, aucun souvenir de les avoir vues pleine de compote. J'essaye avec beaucoup de mal de joindre Nicolas pour qu'il retourne au ravito et d'avoir sa réponse négative. Je pense les avoir perdues en route dans la descente mais comment?

J'avais tout misé sur les bâtons et la technique de ski alpi pour économiser de l'énergie en montée, c'est peine perdue. Je perds de temps à autre un bâton derrière, le mouvement n'est plus le même. Puis cette montée de 1000m sur 5km jusqu'au refuge de Plate est un vrai four après 12:30. J'ai beau me refaire à chaque passage ombragé avec un peu de courant d'air frais, et voyant bon nombre de coureurs tomber comme des mouches sur le côté ne donne pas cher de ma peau. Je limite mon hydratation pour ne pas avoir de problème de ventre plus tard, je sens une baisse de régime peu importante. Une décision de prévention avant la catastrophe comme il m'étais arrivé sur l'échappée belle, est prise avant la sortie de forêt pour faire une micro sieste de 15'. Je sors un peu du chemin pour ne pas être géné par les coureurs, dans l'herbe à l'ombre. J'entends tout de même les yeux fermés, la tête au sol, les vibrations des bâtons au sol des concurrents, c'est presque horrible pour moi. C'est comme si tu comptais les moutons pour t'endormir alors qu'ils s'affolent pour rentrer à l'abattoir.

Le réveil sonne, l'atmosphère lourd a remplacer mon coin bien choisi au frais. Mais qu'est-ce que je fous là? Rendors toi! Non lèves toi et pars! Rendors toi! Non bouges toi! Mais combien de gens sont passés? Je repars, en double quelques uns avançant comme des zombis, d'autres assis en plein soleil, ça n'avance rien et ça bouchonne. Dans quel troupeau suis-je tombé?

Le fort du Truc est difficilement atteint sur une allure qui n'est pas celle espérée. Le fort de Plate en vue est encore loin d'être atteint, le nombre de coureurs sur le bas côté me font perdre mon rythme qui n'était déjà pas bon sans les dragonnes. je me fais des petits arrêts comme tout le monde. C'est interminable comme section!

Enfin un point d'eau pour s'hydrater au fort de Plate! On se refait un petit nettoyage pour se réveiller au jet avant de reprendre le chemin bien moins raide, mais difficilement courant comme lors de la reconnaissance.

Je reprend gout à l'effort au Col de la Forclaz qui va m'amener sur les lacs en descente et me permettre de reprendre quelques places perdues. Je sais qu'il ne me reste plus beaucoup de temps pour aller au Passeur de Pralognan où François Hivert m'attend pour m'encourager, juste en le voyant le gout de l'effort reprend, bien que ces bâtons m'agacent.

Le moment tant attendu sur la descente surgit enfin, une délivrance en quelque sorte, où je vais pouvoir me refaire la cerise. Je manque limite de m'en coller une à la sortie d'un virage au col sur des bénévoles dans l'euphorie. Je me sens vraiment à l'aise sur les parties techniques et reprend du monde, François me suit à distance pour ne pas me pénaliser. Je retrouve pas mal de supporters sur la partie plate avant le Cormet, comme Nicolas, Stéphane, Eric, Nils puis Gaelle. Ça fait tellement du bien!

crédit : Eric Marolt
crédit : Eric Marolt
crédit : Eric Marolt
crédit : Eric Marolt
crédit : Eric Marolt
crédit : Eric Marolt

crédit : Eric Marolt

Je retrouve Alban avec qui j'ai fait pas mal de yoyo depuis St Benard et qui était aussi sur l'échappée belle (mieux que moi en montée mais moins à l'aise en descente), on discute, je n'arrive plus à manger avec la chaleur, j'ai sans doute trop bu car mon ventre est gonflé. Je me pose sur une chaise pour profiter des potes et raconter mes bourdes. Je reste un peu trop longtemps j'avoue mais il fait meilleur sous la tente.

Les autres me foutent dehors heureusement pour reprendre la course. J'ai déjà assez pris de retard comme ça. Difficile pour moi de pouvoir trouver le Col du Joly à 18:00 (il est déjà autour de 17:00). Je me reprend en main sachant que la montée au Col de la Sauce doit être posée en 30'. Bingo, dans les temps ! La descente sur la Gittaz se déroule un poil plus rapide que mon estimation. On retrouve un point d'eau au bassin avec quelques coureurs et Alban. On refait le plein. Je fais le malin en sabrant une bouteille de bière cachée par un bénévole, sur une barre à mine, en boit la moitié et en propose aux autres. Bizarrement personne n'a soif ... Je repars "refait" pour la montée la plus chiante du Beaufortain à mon gout. Et oui, de l'herbe, de l'herbe, rien que de l'herbe en vue pendant la montée, puis oh de la piste 4x4 et ses longues courbes interminables! Tellement gonflant que je me suis posé au sol quelques minutes à attendre un peu de pluie qui n'est jamais arrivée.

C'est à ce moment là que je ne me sent plus en course en regardant l'heure (19:00), pensant ne pas vouloir arriver à 4:00 du matin et enchaîner la tête dans le coaltar sur le stand, ça doit être ce qu'on appelle la "conscience professionnelle" (bonne excuse diriez-vous...). De plus, en retrouvant Alban sous le Col de la Fenêtre et en lui en touchant un mot, il me dit que son père sera aux Contamines et pourrait me ramener à la voiture que j'avais laisser ouverte (ça m'étais complètement sorti de la tête) et une excuse supplémentaire pour arrêter. Je préviens par SMS Fanny de Compressport qui serait prête à me tuer pour que je continue, mais manque de bol pour elle le téléphone s'éteint définitivement avant d'avoir plus d'encouragements, mais la décision était déjà prise. La nuit s'apprête à tomber avant la remontée mécanique. Je laisse Alban derrière moi, et retrouve Stéphane Vinot mal en point et qui avait une bonne longueur d'avance sur moi. Une fois au ravito je lui prépare un thé avant son arrivée à l'infirmerie et son abandon. Je m'en prépare un et le donne finalement à Alban qui songe définitivement à terminer à allure plus tranquille. Je discute un peu trop avec tout le monde sans prendre le temps de bien manger, oui oui j'ai mangé un snickers pendant qu'Alban s'en va, je reste bien 5' après son départ et fais quelques photos pour déconner.

Je m'étais donner entre 1:10 et 1:20 pour aller aux Contamines avec encore un peu de lumière du jour mais c'est en 1:30 après 21:00 que je cavale dans les racines en doublant une dizaine de coureurs fatigués dont Alban pour atteindre mon dernier objectif de la soirée. La frontale se met à clignoter en arrivant au ravito comme pour me confirmer le moment d’arrêter. Je me sens pourtant encore en forme pour continuer mais je m'habille un peu plus en attendant les 15' qu'Alban arrive pour trouver son père.

La course se termine pour moi après 16:20 d'effort sans être cramé et sans douleur, et surtout sans regret. Comme quoi, on change avec le temps et les priorités aussi. Seul point négatif étant le créneau midi/14:00 en plein soleil qui me pose défaut, fichue sieste... 

Maintenant je n'ai plus que 3 semaines avant le dernier objectif pour faire 110 km et un sans faute en terrain inconnu, pour retrouver mes dragonnes.

 

Dédicaces spéciales à Gaëtan de TDR Albertville qui m'a dégoté une paire d'Inov8 au dernier moment, à l'hôtel EMHM la veille de course, à la dream team Compressport pour tout le matos et la semaine de folie (je confirme bien ce qui était mis dans le mail) au stand et en after, Guillaume pour il sait quoi, Benjamin d'Iswari pour ses supers aliments et sa bonne humeur, Nicolas pour l'assistance rêvée, Julbo pour la visue et superbe soirée, à ma coach Maud Gobert pour sa deuxième place et le chrono que j'aurai presque pu faire ;) et tous ceux qui ont suivi la course plutôt que de bosser et m'ont encouragés à distance.

Promis la prochaine je m'arracherai. 

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Publié le par Benjamin Dunand
Publié dans : #Compressport, #Alpinerunning, #Lauzière, #Compressport france

En ce 14 Juillet 2017, Stéphane Evêque et JC Bette répondent présent pour découvrir ma traditionnelle traversée d'arête surplombant la Combe de Savoie. Une météo pas forcément au top puisque la brume reste accrochée sur la chaîne depuis notre départ du chalet de l'Ebaudiaz.

La pluie n'étant pas au programme, on aura au moins eu l'avantage d'être un peu au frais durant cet aller-retour jusqu'au Grand Arc presque express de 3:05 et de se retrouver sur un gros nuage.

Ce terrain de jeu légèrement technique pourrait bien faire office de préparation pour une éventuelle Pierra Menta été non? ;)

Traversée de la chaîne du Grand Arc
Traversée de la chaîne du Grand Arc
Traversée de la chaîne du Grand Arc
Traversée de la chaîne du Grand Arc
Traversée de la chaîne du Grand Arc
Traversée de la chaîne du Grand Arc
Traversée de la chaîne du Grand Arc
Traversée de la chaîne du Grand Arc
Traversée de la chaîne du Grand Arc
Traversée de la chaîne du Grand Arc
Traversée de la chaîne du Grand Arc
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Traversée de la chaîne du Grand Arc
Traversée de la chaîne du Grand Arc
Traversée de la chaîne du Grand Arc
Traversée de la chaîne du Grand Arc
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Publié le par Benjamin Dunand
Publié dans : #Trail, #Compressport, #Beaufortain, #Pierra Menta été
Pierra Menta été 201 étape Rognoux
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Pierra Menta été 201 étape Rognoux
Pierra Menta été 201 étape Rognoux
Pierra Menta été 201 étape Rognoux
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Pierra Menta été 201 étape Rognoux
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Pierra Menta été 201 étape Rognoux
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Pierra Menta été 201 étape Rognoux
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Publié le par Benjamin Dunand
Publié dans : #Beaufortain, #Pierra Menta été, #Compressport
Pierra Menta 2017  été étape 1
Pierra Menta 2017  été étape 1
Pierra Menta 2017  été étape 1
Pierra Menta 2017  été étape 1
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Enchaîner les 14 2000 du massif des Bauges... Une grosse envie qui traîne en tête depuis pas ma d'années et qui n'a pas manqué de s'ajouter comme l'un des objectifs majeurs de ma saison et de préparation pour la TDS (attention le CR va être aussi long que le parcours....).

Habitant au pied de cette belle arête limitant la Combe de Savoie, a fabuler devant sa faune avec ses nombreux chamois et sangliers que l'on observait été comme hiver dans les couloir depuis la jumelle et ses histoires accidentelles de chasse que racontait le père. Tant de choses qui m'attire autour des montagnes.

 

Traversée des Bauges par les 14 2000 #1

Après avoir repéré les différentes accès sur chaque sommet durant ces saisons passées et ne voulant pas trop attendre d'être moins en forme, il était temps d'essayer. Mais dans un premier temps, il faut se préparer physiquement, psychologiquement et bien s'organiser.

Concernant l'entrainement, il a été bien plus poussé que pour une simple compétition habituelle grace au coaching de Maud Gobert pour la partie trail, et Gislain Blesses sur le crossfit.

Côté organisation, quel chantier ! Poser une date à l'avance en choisissant un des jours le plus long sans connaître la météo et trouver des volontaires sr les 4 points bas concernant le ravitaillement et quelques "pacers" en pleine semaine aura été le plus stressant jusqu'au bout. Les nombreux repérages passés m'auront offert gain de temps, et m'auront permis de comparer mes temps de passage à ceux réaliser par le précédent record dont j'ai pu retrouver les traces sur le net.

A deux semaines de l'échéance, n'ayant toujours pas trouvé de volontaires, je place à certains endroits stratégiques quelques ravitaillements en nourriture et en eau car il me sera bien difficile d'en trouver en hauteur si je compte partir léger. J'installe également des mains courantes pour redescendre la Sambuy de nuit sur l face qui amène directement sur la Petite Chaurionde, et qui me permettra de gagner du temps sur l'ancien chrono par le banc de Linguale et chalet de l'Aulp.

Traversée des Bauges par les 14 2000 #1

Jeudi soir minuit (enfin 00:10) parking des Rafforts, sera donnée mon départ, avec pour assistance la petite famille. Mon frère Benoit, prévu sur le pont des Caillets, Epernay et la Compote; ainsi que mes parents à Nant Fourchu.

Les quelques heures avant le départ sont toujours stressantes, surtout ici où je suis l'organisateur de ma propre course sur un parcours comprenant plusieurs facteurs "risque" importants. Entre descente de couloir et désescalade de nuit, liaison de sommets sur arête vertigineuse sur terrain plus ou moins instable avec la durée et la chaleur étouffante qui risque de me le faire payer à chaque moment, gérer l'alimentation et hydratation, et une chance infine de rencontrer du monde sur les parties à risque, ainsi que le manque de réseau téléphonique pour offrir un suivi à jour. Mais le plus important restant le suivi météo prévoyant des averses en fin de chaque journées qui m'inquiète le plus (si c'est le cas, je ne prend plu le départ).

Les facteurs difficultés sont déjà assez nombreux pour que je m'y aventure sur terrain glissant. Toutes les heures, je check la météo de chacun des sommets et pars pour 19:00 sur Ecole observer le ciel afin de confirmer les prévisions. Plus que quelques heures pour me mettre dans ma bulle, les jambes en l'air, prévenir les amis me souhaitant bonne chance avec plein d'attention.

 

Benoit m'emmène au départ, nous sommes un peu en retard. Ce n'est pas trop grave, pas de fil d'attente ni d' arche. Première bourde avant d'arriver en laçant les chaussures, je marche sur une des deux flasks que j'avais remplie d'eau de coco qui se vide en totalité sur le tapis pendant qu'on récapitule chaque consigne. Ca commence bien....!

Arrivé à 00:08, juste le temps de pisser et de remercier mon frère pour ce qu'il va devoir éprouver pour sa première assistance.

 

Démarrage du chrono à 00:10 par la montée du Creux du Cayon, avec pour accessoires bâtons, 2 frontales, couverture de survie, veste light, surprant, la trace GPS chargée sur Iphigénie, un chargeur externe, moins d'un litre d'eau, 2 bouts de pâte d'amande que je me réserve pour le sommet de Dent de Cons. Parti sur une bonne allure dès le départ sans trop charger et bercé par l'air chaud de la nuit qui présage déjà le ton pour la journée. Je dérange quelques renards et blaireaux au passage, je manque de m'égarer de justesse après le Col de la Sellive. La table d'orientation est atteinte en 54' contre 55' en reco.  Ne traînant pas trop, j'avale mes pâtes d'amande et quelques gorgées pendant que ma frontale attire les papillons puis les mouches. La descente du couloir raide est bien risqué par ses nombreux lacets rapprochés et étroits qui ne me permettent pas de courir. Bien qu'ayant nettoyer la sente la semaine dernière, des branches et pierres qui l'encombraient, quelques petits obstacles sont réapparus depuis. Difficile de se concentrer avec les insectes volants qui me suivent tout le long, tapent dans les yeux, et rentrent dans la bouche (je les ai maudit un moment).

Malgré tout en arrivant à la cabane des gardes, je vois que je ne perds pas de temps sur mes prévisions. Je me sent bien et très motivé pour la suite, un peu plus loin je me vois déjà être en avance, et préviens Benoit de mon arrivé au premier point pour me préparer ma boisson chaude composée de lait d'amande, purée de noisettes et cacao.

2:17, déjà 20' d'avance, j'en profite pour souffler un peu, boire durant 5' et prendre 1 litre d'eau, 1 gel et quelques energy balls, puis le plus important pour la suite avec le baudard et longe light.

 

Traversée des Bauges par les 14 2000 #1

Une première étape de franchie sur cette descente qui me rassure de l'avoir trouvée plus sèche qu'en reco mais le chemin est encore long après ces 12 km.

Des Caillets, je passe dans le champ qui mène au parking Rapanet où je réveille des vaches. Ma trace prend la piste qui va au chalet de la Bouchasse. Quelques petites surprises avec de nouvelles variantes de déforestation me dévieront par moment de ma trajectoire initiale où je me mets à couper en plein bois pour retrouver le chemin prévu. La piste est bien raide, impossible de courir, je me sers de mes bâtons pour avancer. Je passe devant le chalet de la Bouchasse sans même y prêter attention.

Je reconnais très bien la piste empruntée du trail de Faverges jusqu'au sommet des pistes, ce qui me permet par moment de relancer. Quelques bises fraîches sont lancées de face et me font du bien sous ce ciel étoilé et si calme. Pas un son durant la montée sur la Petite Sambuy hormis les pointes de bâtons. C'est le pied, je suis déjà pressé d'être au sommet et de faire la deuxième difficulté. Arrivé à la Petite Sambuy, quelques bruits de cloches de chèvres suivis de l'arrivée en fanfard de 3 patous. Quand je pense qu'il y en a qui ont besoin de bombes de poivre ou d'être agressif à coups de bâtons, ça me révolte alors que c'est si simple de se faire comprendre.

On y est, Sambuy en 4:30, presque 2:00 d'avance sur le meilleur temps. Courte pause de 10' environ pour boire et apprécier le calme qui m'envahi et rester concentrer pour l'épreuve suivante. Descente bien technique par mes 5 mains courantes où je me vache. Droit à l'erreur interdit, la nuit cache bien le gaz sous mes pieds sur quelques portions et les distances raides en contrebas. J'entends toujours les patous au loin. Prudence de mise mais confiance totale dans mes mouvements, je prends mon pied avec cette étape, ce cap franchi. Arrivé sur le bas de la voie, je vois non loin deux lumières que je prends pour les yeux réfléchissant d'un animal.

Puis se rapprochant de moi, j'arrive à reconnaître mon frère qui arrive au pied en même temps que moi. Quelle joie de le trouver ici par surprise alors que je lui avais ordonné de me retrouver au Col d'Orgeval avec sa frontale pourrie. Finalement nous montons ensemble sur Chaurionde pour faire mon ravito, lui laissant baudar et longe. De plus, il avait prédit l'impensable en emportant avec lui le nécessaire en eau et quelques fruits secs, orange et pâte de fruits. Puisqu'en prenant mes réserves plus tôt, pendant que j'entame l'ascension de l'Arcalod, il découvre ce que j'avais caché complètement dévoré par les rats, ainsi que les bouteilles d'eau complètement rongées et vidées. Un coup à me miner le moral pour la suite si j'avais été seul à cet instant. Benoit rentre de son côté pour aller bosser et me retrouvera en début d'après midi.

Sambuy
Sambuy
Sambuy

Sambuy

Chaurionde
Chaurionde
Chaurionde

Chaurionde

Le ciel a déjà commencé à changer de teinte depuis 4:30 à Chaurionde et nous laisse apprécier les silhouettes de nos si belles montagnes. L'air s'est déjà bien rafraîchi et permet d'avoir l'esprit éveillé. Je me dis que j'aurai du partir plus tôt pour profiter du climat de la nuit plus longtemps.

Lors de l'ascension de l'Arcalod, je n'ai quasiment plus besoin de la frontale pour voir les nombreux points jaune qui me guident sur la bonne voie. Les bâtons sont rangés, c'est toujours raide et il faut s'aider souvent des mains sur les rochers. Une belle section skyrunning. Sommet atteint en 5:36.

J'ai la chance de voir le lever du soleil du côté de la Sambuy lors de ma descente. Difficile de progresser rapidement dans la descente avec ces grandes marches par endroits, les accès se ressemblent et l'on prête moins attention aux marques jaune. Pour la peine, petite déviation de trajectoire en parallèle que j'avais déjà empruntée et qui me fait rapidement revenir à temps sur le bon chemin.

 

Arcalod
Arcalod
Arcalod
Arcalod

Arcalod

En route pour les 5è et 6è sommets que sont le Mont de la Coche et Tré le Mollard. Ce qui est bien avec ces deux là, c'est qu'ils sont côte à côte. Je me voyais y être assez rapidement mais la fausse joie en arrivant au sommet de banc Ferrand me rappelle à l'ordre. Je me voyais déjà prendre du retard au sommet.

J'en profite un peu certe en prenant mes premiers chamois sur crête en photo. Finalement j'arrive rapidement à faire les deux sommets à la minute prêt (6:50). Voilà bientôt la moitié de l'objectif de fait en temps et en heure sans sensation de fatigue. J'ai encore le droit de profiter de la fraîcheur matinale lors de l descente sur Nant Fourchu par la piste. Je profite du bassin du chalet d'Orgeval pour me rincer le visage, l'entre jambe et les aisselles (très important pour l'hydratation externe), j'en suis à 7:14. 30 ' me suffisent pour arriver en bas et retrouver mes parents. Bien 16 minutes se passent, déjà trop long selon moi, mais il faut savoir profiter du seul moment où ils sont là pour leur raconter comment s'est déjà déroulé cette partie de course, refaire le plein du sac avec quelques barres maison, energy balls et morceaux de gingembre confit,récupérer le piolet alu, manger un morceau de patate douce vapeur, une soupe miso, une orange, une banane et 50 cl de St Yorre. Au niveau kilométrage, la moitié est faite ici soit 42 km.

8:00 du matin et s'est toujours l'euphorie. J'ai maintenant une grosse marge d'avance de 3:00 sur l'objectif chrono du précédent record. J'avais prévu un autre itinéraire que les autres pour éviter une zone de plénitude du côté Nord du Mont Pécloz, en montant par les longs lacets menant à la Pointe de la Fougère. Niveau timing, j'aurai du mettre le même temps en incorporant un premier passage au Mont d'Armenaz, mais le début  de chaleur donnant sur la ligne de crête déjà pénible de la Pointe de la Fougère me donna  des premiers coups à retordre. De plus, je suis parti avec 1,5 litre pour plus de 4:00 sans retrouver le moindre point d'eau sur un créneau caniculaire.

C'est là que le mental va commencer à entrer en jeu, et jouer sur l'économie des gorgées.

chamois te voilà.

chamois te voilà.

Mont de la Coche
Mont de la Coche
Mont de la Coche
Mont de la Coche
Mont de la Coche
Mont de la Coche

Mont de la Coche

Tré le Mollard
Tré le Mollard
Tré le Mollard

Tré le Mollard

Pécloz depuis la Pointe de Chamosseran, et vue depuis la montée de la Pointe de la Fougère
Pécloz depuis la Pointe de Chamosseran, et vue depuis la montée de la Pointe de la Fougère

Pécloz depuis la Pointe de Chamosseran, et vue depuis la montée de la Pointe de la Fougère

L'air est déjà intenable, la chaleur remonte du sol, l'odeur brûlée me monte au nez. Heureusement que je peux tomber sur diverses fleurs pour me changer les idées. Le rythme a nettement chuté par rapport à avant.Le Mont d'Armenaz atteint je m'aperçois l'avoir oublié en prévision timing et que le temps prévu pour Pécloz est à ce point précis arrivé.

Premier coup de déception et de fatigue s'en suive. Je songe à me reposer un peu dans un coin ombragé en descendant sur l'Arpette, mais rien ici. Me voici engagé sur la montée du Pécloz, terrain identique en terme de difficulté à l'Arcalod, avec un petit coin à l'ombre sur le bas où je  peux profiter d'une sieste de 15' en plein milieu du passage calé contre des pierres pour ne pas rouler. Une heure après mon passage sur Armenaz, j' atteins le sommet de Pécloz en ayant économisé de l'eau (70cl bu depuis la Fougère) par une technique peut être très conne. A chaque gorgée prise de boisson énergétique, je la garde bien 5' en bouche (comme si c'était du solide pour bien en assimiler leur nutriment).

Les descentes sont toujours plus rapides que les montées mais pas des moins dangereuses. Je reste assez prudent avec cette chute de rythme pour ne pas me faire une cheville. J'ai jusqu'à présent eu de la chance concernant le réseau téléphonique qui m'a permis de signaler mes passages.

Mon père a réussi à me suivre depuis la maison avec la longue vue plus tôt que j'aurai pu le penser avec mon passage à la Fougère. L'attente de mon retour en vue fut plus long que prévu  et commence à semer le doute. Mes nouvelles réconfortent ainsi que mon apparition sur mon deuxième passage sur Armenaz.

Armenaz
Armenaz
Armenaz
Armenaz
Armenaz

Armenaz

Pécloz
Pécloz
Pécloz
Pécloz
Pécloz

Pécloz

La suite moins plaisante pour relier la Pointe des Arces, d'Arlicots et Grand Parra. C'est ma meilleure partie pourtant car il faut  réfléchir plusieurs fois là où il faut passer, la chute est interdite souvent des deux côtés dans des sections assez péteuses (d'où le piolet, mais pas d'utilisation cette fois). Ce n'est pas une section section que je conseillerait à tout le monde par manque d'expérience, ici on marche discrètement. A savoir qu'une zone de plénitude se trouve sous l'arête des Arces à Arlicots. Qu'il faut être équilibriste et être confiant en ses pieds et mains.

J'avoue ne pas avoir trop brillé avec ma déshydratation dans la tronche. Pas pour une question de peur mais pour des postures à 4 pattes que je n'aurai jamais imaginé pour favoriser mon facteur chance d'aller au bout. Quelques hallucinations me viennent en croyant voir des silhouettes d'oreilles de chamois alors que se sont des longues feuilles.

Je sais que je suis toujours suivi depuis Grésy aux jumelles, un petit gage de sécurité en cas de mauvais coup... Je lutte sous la chaleur, rare sont les passages de nuage, ma réserve d'eau s'épuise ainsi qu'en solide.

Après 13:34, j'atteins Arlicots avec difficulté et plus d'une heure de retard sur mes prévisions. Chaque souffle de vent frais et archos qui m'offrent de l'ombre sont des moments à savourer par de petites pauses. Je revis en trouvant un néné. J'y reste bien 20' à faire fondre la neige sur moi et dans les flasks, qu'importe qu'elle contienne des saletés déposées par le vent ou les jeux de chamois. Cela me remet un coup de fouet pour 45'. Je me dis que je vais pouvoir repartir de plus belle et que la température va surement baisser mais nous ne sommes qu'en début d'après midi.

Pointe des Arces
Pointe des Arces

Pointe des Arces

Le moment de soulagement.
Le moment de soulagement.

Le moment de soulagement.

Pointe d'Arlicots
Pointe d'Arlicots
Pointe d'Arlicots
Pointe d'Arlicots

Pointe d'Arlicots

En 14:03 je vois le bout du Grand Parra, je suis à plat et prend la dure et sage décision de terminer par la montée d'Arclusaz pour retrouver mon frère à  Epernay qui s'y trouve depuis peu de temps. Je me permet une pause de plus et dois récupérer de l'eau que j'avais caché avec quelques fruits secs et pâtes de fruits malheureusement tous dévorés par les rongeur ainsi qu'une des bouteilles complètement vidée. Je me contenterai d'un litre de survie jusqu'à la voiture. Compression des emballages puis mise en sac, me voilà reparti.

 

Grand Parra
Grand Parra

Grand Parra

Avant d'en arriver là, la descente dans le pré raide ma paraît plus longue qu'en reco en étant sur la bonne trace. Mon agilité s'est quelque peu dégradé sur certaines petites pierres roulantes. Je retrouve la forêt à traverser et regagne les chalets d'Arbets. Sur mon chemin, belle surprise en croisant le regard d'un chevreuil à cette heure sortant derrière un bloc.

La montée par le mur sur Arclusaz est limite un calvaire, un arrêt bientôt tous les 10 mètres en poussant sur les bâtons. Je n'en peux plus et ne me vois vraiment plus aller chercher les 2 derniers sommets même si une lueur d'espoir reste présente. Mon litre d'eau est fini avant même d'avoir atteint le sommet.

Une fois à la croix, j'appelle Benoit pour lui confirmer ma décision et des 3:00 de retard que je franchi. Je ne me vois même plus arriver à lui en 1:10 mais plutôt 1:30/1:40. Lors de la descente, c'est bien la première fois que je touche aux câbles. La partie technique passé je me remet à courir. Les jambes se relâchent enfin, j'accélère où ça devient plus roulant et moins technique. Un bon passage imprévu dans de longues orties me remettent les jambes en place.

C'est finalement en 50' que j'aurai tout donné pour en finir de cette aventure qui restera une des meilleures expériences en montagne en me poussant dans mes limites. du raisonnable. Même si le but n'a pas été atteint, la satisfaction est autant plus grande d'arriver à Epernay en 16:45 (envi60km - 6000m D+ - 6300m D-) soit 1:15 d'avance sur l'objectif chrono du record avec mes aléas et tout ça grâce à l'aide précieuse de Benoit qui m'a bluffer à Chaurionde et mes parents pour leur soutien.

Merci à ceux qui auront pris des news durant la journée et m'encourager sur cette course qui aurait pu être un non retour.

Arclusaz
Arclusaz
Arclusaz

Arclusaz

Traversée des Bauges par les 14 2000 #1
Traversée des Bauges par les 14 2000 #1
Traversée des Bauges par les 14 2000 #1
Traversée des Bauges par les 14 2000 #1
Traversée des Bauges par les 14 2000 #1

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Publié le par Benjamin Dunand
Publié dans : #Trail, #Bauges, #Compressport

Prise de vue depuis le Parc des Bauges, au Parc à Moutons au dessus de la Combe de Savoie, et de la Pointe de Chaurionde.

Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017
Chaurionde - shooting de printemps 2017

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Publié le par Benjamin Dunand
Publié dans : #Beaufortain, #Compressport, #ski alpi, #Iswari
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé

Les temps sont durs cette année pour caler et trouver un bon couloir en condition. Quelques idées en tête commune avec Gaël Asin dans les Bauges et le Beaufortain mais qui s'éffacent au fil de la journée de samedi après avoir vus qu'elles aient été réalisées. 

On se rabat ce dimanche 18 Février 2017, sur le Roignais dans le Beaufortain (côté Bourg Saint Maurice pour changer). Ne trouvant aucun indice de sorties déjà réalisées dans le secteur, nous restons septiques compte tenu de la dizaine de couloirs propices au nettoyage.

Le Roignais est le plus haut sommet du massif à qui il manque 5m pour être un 3000m, mais quand t'es dedans après quelques heures, ça te calme forcément.

 

Nous partons de la Thuile seul au monde en empruntant le sentier d'été qui s'avère être une bonne idée dès 7:30 pour rester à l'abri des premiers rayons de soleil à travers la forêt sur ce côté Sud. Seul deux traces de descente et des passages de raquettes pour nous faciliter plus ou moins la tache car incroyable mais vrai, on a pu trouver 10 à 20cm de poudre sur de bonnes portions ombragées. Nous avons déchaussé un poil sous Sécheron, d'où nous prenons certainement 15 degrès ou plus sur le casque.

Dès Lancevard, le cirque commence à se mettre en scène. On cherche des traces dans chaque couloir, rien de rien; et pourtant il y a de quoi faire entre le Grand Châtelet, Plovezan, Roignais, Combe Neuve, Leisette. Le Sud doit faire peur.

 

Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé

On commence déjà à se mettre en tête de finir la sortie par un petit couloir sur Plovezan au cas où il nous resterait des jambes. Après 2:30, nous sommes enfin au pied du couloir. On traverse le ruisseau qui a récupéré quelques purges naturelles, passages dans quelques boules obliges. On s'obstine à garder les skis aux pieds un moment, la chaleur commence à nous plomber. 20 minutes plus tard, en regardant l'heure, on se décide enfin au portage avant de se faire prendre au piège par le changement de neige.

On trouve un peu de tout en qualité, moquette, grosse accumulation où il faut brasser jusqu'au bassin, un peu de glace, poudre, et quelques requins sur le haut facilement évitables.

Une fois au sommet du couloir, on trouve une belle plateforme, et on poursuit sur l'arête menant au sommet pour rallonger notre descente mais qui s'est avéré être un mauvais plan vue le terrain daleux et péteux à peine recouvert de neige et tellement ruisselant qu'on est revenu sur nos pas.

 

 

Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Brêche de Gargan depuis le sommet.

Brêche de Gargan depuis le sommet.

Encore cette Pierra!!
Encore cette Pierra!!

Encore cette Pierra!!

On se pose 10min le temps de boire un coup et de bouffer une poignée de graines. Puis c'est parti sur les planches.

On allucinerai presque car le soleil n'a pas encore trop transformé la neige, on prend notre pied tout le long.Bien rincés quand même et vue l'heure, nous lâchons l'affaire sur le bonus qui nous tentait, et qui n'avait pourtant pas trop pris le soleil. Le plus étonnant sera plus bas pour éviter le sentier d'été sous Sécheron en prenant en traversée vers 2000m où l'on trouvera encore de la poudre jusque dans le ruisseau à côté de l'Arbonne.

La descente en forêt est digne d'un vrai border de fin de course.

Ca pourrait presque être le couloir de l'année si elle était finie, y'a plus qu'à patienter la prochaine et une nouvelle chute de neige en plus.

Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
Roignais - couloir coudé
le couloir coudé.
le couloir coudé.

le couloir coudé.

ça donne envie d'enchainer.
ça donne envie d'enchainer.
ça donne envie d'enchainer.

ça donne envie d'enchainer.

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Publié le par Benjamin Dunand
Publié dans : #Sentiers du Vertige, #Compressport, #Passy Alpirunning

Premier jour de l'année en montagne épargnée d'or blanc dans le pays de Magalie et François, encore et toujours en baskets. On ne va pas se plaindre, ça nous permet de passer dans des endroits impensables où forcément les rapaces et bouquetins seront les seuls à se demander qui sont ces cons sur leur terrain.

 

Nant Cruy.
Nant Cruy.
Nant Cruy.
Nant Cruy.
Nant Cruy.

Nant Cruy.

François le maître des lieux autour de Passy et Sallanches, s'est pris un malin plaisir toute la semaine à dénicher des portions oubliées par le temps et autres passages que nul n'aurait imaginé s'engager, pour nous offrir un itinéraire complètement montagnard (parce qu'on est pas là pour courir, crampons, piolets, corde et baudars oblige).

De Coudray, nous traversons le single menant au Plateau d'Assy pour retrouver notre premier passage dré dans le pentu le long du Nant Cruy (faut bien zoomer la carte pour le trouver) pour atteindre les chalet de Varan. Mais avant d'arriver là, il va falloir être attentif au terrain. Le Nant n'est pas si simple que ça, un bon passage de 25m environ où la corde peut être très utile. Puis l'on se retrouve dans une pente plus accessible au milieu des fracas de pierres, mais la suite ombragée est nettement moins féerique à l'abri des regards où nous emprunteront un pur passage fragile qui heureusement n'était pas gelé même si nous avions le matos, avant de retrouver le soleil. 

Le piolet en main est bien utile car les herbes hautes et jaunies sont très glissantes en cette période même en étant sèches, le mieux étant de rester au plus près des branches pour se retenir au plus haut de la pente. On récupère le final du sentier menant aux chalets de Varan où l'on mangera un bout. 

L'accès péteux
L'accès péteux
L'accès péteux
L'accès péteux
L'accès péteux
L'accès péteux

L'accès péteux

Direction l'arête de Chalavreu qui a été rendue célèbre par les vidéos de Seb Montaz et Mountain Lagacy. On y accède par de grands couloirs gavés d'ardoises. Une fois au pied de l'arête, le paysage est à la fois mystérieux et dangereux avec ses pentes abrutes et ses habitants regroupés à différents endroits. L'arête est plus courte que je l'imaginais mais tout aussi vertigineuse. Une fois passée, nous continuons notre lancée dans la traversée de couloir avec la plus grande prudence, le terrain se laisse aller par endroit. On reprend les pentes en herbe plus rassurantes pour retrouver le chemin du Col de Barmerousse.

Chalavreu.
Chalavreu.
Chalavreu.
Chalavreu.
Chalavreu.
Chalavreu.

Chalavreu.

Vous croyez qu'on fini la sortie si facilement, détrompez-vous. Le chemin n'aura été que de courte durée. On atteint le pied d'un couloir (passage des Pas) sous la Pointe de Barmerousse, recouvert d'un long névé béton. Crampons aux pieds et piolet en mains pour retrouver de petits barreaux et une corde fixe pour moins galérer. Une fois sorti, c'est le vent qui nous acceuille sur Barmerousse avec la vue sur le massif du Mont Blanc commençant à rougir sous le couché de soleil.

Après Chalavreu.
Après Chalavreu.
Après Chalavreu.
Après Chalavreu.
Après Chalavreu.

Après Chalavreu.

Passage des Pas.
Passage des Pas.
Passage des Pas.
Passage des Pas.
Passage des Pas.

Passage des Pas.

On continue à monter un peu dans la neige pour retrouver le Col de Barmerousse en regardant du coin de l'oeil les Aiguilles de Varan et Rouge avant de rentrer par le sentier classique le temps de dire au revoir au soleil et de récupérer les températures plus fraîches.

Encore un parcours long mais captivant réalisé avec la fraîcheur d'un bon réveillon. Merci l'ami pour ce bon début d'année et le Cerdon pour la récup'.

Arête de Chalavreu et passages de bouqu'

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Publié le par Benjamin Dunand
Publié dans : #skyrunning, #Aravis, #Compressport

L'hiver ne voulant toujours pas arriver, et la nappe de pollution constamment présente en vallée ne laisse gère de choix que de prendre l'air en altitude. 

C'est Quentin Prangère qui se joint à moi pour découvrir un petit coin sauvage des Aravis en direction de la Dent du Cruet qui se trouve juste en face des Dents de Lanfon. 

Une belle montée raide depuis le parking de Planfait nous réchauffe rapidement jusqu'au Col des Frètes, puis c'est en direction de la Pointe de Talamarche (1850m) en longeant la vire en approchant la quarantaine de chamois que nous allons nous amuser dans la neige dure recouvrant de parts et d'autres quelques puits avant d'atteindre la fameuse dent. 

La sente n'est pas forcément évidente du fait qu'elle est recouverte de neige dans la partie de forêt mais une fois sur l'arête, on l'a devine mieux. Le passage ressemble vaguement aux Dents de Lanfon en plus court avec l'ambiance minérale, ses arbres morts et ses points de chute de non retour. 

Pris par le temps, nous ferons un aller retour, afin que Quentin passe e relais à mon ami Alexandre pour remonter à nouveau au Col des Frètes, cette fois-ci charger du matos pour descendre en bi-place pour un vol de 15min sur les hauteurs du lac d'Annecy. 

Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet
Dent du Cruet

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