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Juste une envie de faire partager tous ces moments d'efforts en montagne.

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UTPMA

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Le dernier bel objectif de l'année se passait ce weekend du 21 Juin 2014 en Auvergne pour 105 kms et 5600m D+ à travers volcan cantalien, sentiers sauvages en forêt et plateaux. L'occasion de refaire vivre quelques émotions à mes ravitailleurs, qui ne sont autres que mes parents pendant un beau et chaud séjour.

A peine 2:30 de sommeil et le réveil sonne déjà à 2:00, ça pique un peu... J'arrive à Aurillac pour prendre le départ à 10min du top, on me confie une balise GPS au pointage pour ne pas partir trop léger ;). Les fumigènes rouges et quelques lancés de flamme sont lâchés au départ à 4:00 sur un bon son rock'n'roll. La tête de course ne part pas trop vite en attendant de sortir du goudron, très arrangeant pour moi n'ayant pas eu le temps de m'échauffer un peu.

Les frontales sont allumées pour de bon sur une première partie roulante jusqu'à la Croix de l'Arbre avant une courte descente en forêt sur St Simon. Mon rythme est correct et reste avec un petit groupe entre la 10 et 20ème place, je ne me soucis guère pour le moment du classement. Nous remontons aussitôt sur +/- 100m D+ pour aller en direction de Velzic sur le premier ravitaillement, en passant par une partie roulante coupée de petites bosses du côté de Oyez.

Velzic km 17, 1:40, je suis dans mes temps. Le ciel s'illumine doucement et commence à régler la température à petit feu. La descente sur le ravito se fini dans un petit ruisseau sec où une grosse épine vient se planter sous mon talon que j'enlève assez vite et facilement. Je retrouve mon père dans le SAS pour un changement de sac sans prendre le temps le récupérer quelque chose sur les tables et je repars en compagnie d'un coureur qui avait fait un bout de chemin avec moi peu de temps avant. Nous rentrons à l'intérieur d'un stade où nous devons reprendre la route en sortant par les barrières, je suis le gars de prêt qui enjambe la barrière pendant que je passe dessous et me prend en méchant coup de pied dans le nez. Je reprend la course avec lui sans trop traîner avec une tête qui tournera pendant une bonne vingtaine de minutes et quelques gouttes de sang chatouillant les lèvres. Je commence à ralentir mon pas de course vers Soulage, je sors les bâtons dès que ça monte un peu. Nous prenons une belle partie sur chemin à travers les champs jusqu'au Col de Berganty, puis en fil de crête du Col d'Aisses à l'Elancèze sur de belles portions rocheuses et enracinées. Je retrouve les quelques vestiges de pièges à loups dans la forêt menant au Col de Pertus avant de mettre un peu plus de vitesse pour aller à Mandailles, 15min plus bas et reprendre 2 places.

Mandailles km 36, 4:20, toujours dans les temps et l'impression de ne pas être au mieux. Il est bientôt 8:30, la chaleur s'abat déjà sur les coureurs de tête et en mène quelques uns à l'abandon. J'essaie d'anticiper sur le déroulement de la course jusqu'au prochain passage à Mandailles en m'hydratant beaucoup, me passant de l'eau sur la tête et et mangeant un peu sans trop trainer. Je change à nouveau de sac déjà charger de boisson et quelques cartouches. Apparemment, j'ai meilleure mine que certains coureurs devant moi (pour le moment).

Après quelques minutes passées à Mandailles, l'air lourd remontant des herbes taillées m'étouffe en plein soleil et langui le prochain passage au frais en forêt pour souffler un peu avant de retrouver le sentier menant au Piquet. Les coureurs devant moi sont dans le même état que moi ou pire, ça n'avance pas fort, sauf en me retournant depuis le Piquet, la première féminine, Caroline Benoit, toute fraîche reprenant un par un mes poursuivants. Je relance avec un peu de mal sur la ligne de crête. Caroline me récupère juste sous Puy Chavaroche. Pas trop le temps de profiter du courant d'air frais jusqu'à l'épingle du Col mais quelques gorgées d'eau gazeuse avant le passage au Col de Puy Mary où je prendrai un peu de temps pour bien m'hydrater et mouiller la tête et les bras avant les bonnes marches d'escaliers de Puy Mary. La fatigue se fait sentir doucement vers 11:00. Une courte descente sur la Brèche de Roland, une belle partie technique où j'aurai moins de plaisir qu'à la reconnaissance à cause de la fatigue, enchaîné d'une bosse de 200m à Puy Peyre Arse paraissant longue avec l'interdiction des bâtons. Je m'octroie une pause, caché à l'ombre plus que fraîche d'un bloc rocheux pour recharger les batteries, même une micro sieste de 5 min en attendant le prochain coureur qui se joindra à moi pour se reposer du soleil. Je reprend mon chemin après quelques mots. Même interdiction pour la montée de Puy Bataillouse et je remarque que quelques coureurs ne prennent pas les consignes au sérieux.

Je me réjouis de voir au loin au col, une grande quantité de packs d'eau au sol en plein soleil, juste tempérée comme il faut pour m'hydrater à nouveau et remplir les flasques déjà vides. Une belle descente m'attend de Puy Griou en forêt jusqu'à Fournal pour me redonner un peu le moral et de motivation. Je reprend quelques personnes sur la partie vallonnée menant à Mandailles avec la forte sensation que la suite va être terrible.

Mandailles km 59, 9:15, limite dans mes prévisions. Enorme pose de 30 min, midi est passé et le temps est venu (voir trop tard) pour manger normalement (un peu de soupe mélanger à 3 cuillères à soupe de riz, un morceau de Mars, un peu de Yop et de morceaux d'orange), une micro sieste de 5 min (je commence à m'y faire), ainsi que changer de chaussettes, et se mouiller à nouveau. La pose étant trop longue donne encore plus de mal à vouloir repartir sur cette portion qui s'annonce une des plus difficile sur une autre montée du Piquet. Il m'est difficile de repartir en courant sur la partie goudron avant Felgeadou. Un énième passage sur une barrière pour éviter les barbelés toujours casse patte, un petit chemin au milieu des ronces et fraises des bois avant d'être fraîchement accueillie par Emilie Fournier qui est la bienvenue pour un ultime arrosage au jet d'eau avant la montée interminable dans le four. Il fait toujours aussi lourd jusqu'à rentrer en milieu d'ascension en forêt, et de se rendre compte en sa sortie que le ciel s'est couvert me laissant une chance de ne pas lâcher le rythme. Le chemin se raidit de plus en plus, digne d'un kilomètre vertical pour arriver sur un épisode à corde que je délaisserai par l'utilisation des bâtons beaucoup plus adéquat. Au sommet, quelques bénévoles se sont déplacés en dernier recours avec quelques bouteilles d'eau. S'en suit une partie un peu roulante en file de crête et de parc avec de magnifiques burons (anciens bâtis de pierres voûtées où était fabriqué le fromage), un petit passage d'escalade bien sympa de 40cm entre deux gros blocs, puis une section 4x4 qui m'aura parue longue derrière le Puy de Bassieriou avant la descente à travers les herbes sauvages sous un air étouffant.

Mes parents me retrouvent sur une traversée de route quelques kilomètres avant le prochain ravito. Je suis dans un "petit" état de fatigue avec la tête bouillonnante du fait de pas avoir assez bu, l'organisme a pris un bon coup ainsi qu'un rythme cardiaque en chute libre. Je prend la décision de tout donner jusqu'au ravito avant de mettre un terme à la course. Je prendrai un énorme plaisir dans cette dernière portion en sous bois que je ne connaissais pas au milieu des traversées de guouilles, pontons en bois. Un dernier saut dans la plus belle gouille pour un bon rafraîchissement devant quelques randonneurs. J'arrive à St Cirgues de Jourdanne après 13:00 de course et 74kms pour rendre avec un peu de regret ma puce et balise GPS afin de ne pas arriver au carton plus loin et préserver la suite de la saison qui s'annonce déjà bien chargée pour le mois d’août.

Je tienS à remercier la famille Mazière pour leur accueil et hospitalité, l'équipe de TOM15 pour m'avoir permis de participer à la course, ainsi qu'aux bénévoles pour leur bon déroulement de la course et leur sympathie, les encouragements de locaux; mais aussi à mes parents qui ont fait le déplacement avec le gros soucis de ne pas être au bon endroit au bon moment avec la préparation demandée ;)

NB: Si vous pensez qu'ici tout est plat et facile, détrompez-vous, ce n'est pas une course de préparation, qu'il fasse beau ou mauvais. Ca se joue beaucoup au mental.

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Dernière prépa à 3:00.

Dernière prépa à 3:00.

Honneur aux dames sur le départ à 4:00. Photo: UTPMA

Honneur aux dames sur le départ à 4:00. Photo: UTPMA

1er ravito: Velzic - km 17,5 en 1:41

1er ravito: Velzic - km 17,5 en 1:41

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2è ravito: Mandailles - km 36 en 4:20, le soleil commence à plomber.
2è ravito: Mandailles - km 36 en 4:20, le soleil commence à plomber.

2è ravito: Mandailles - km 36 en 4:20, le soleil commence à plomber.

Descente du Col de Redondet et arrivé au Puy mary (km 44). Après 6:20, la baisse de régime se fait sentir.
Descente du Col de Redondet et arrivé au Puy mary (km 44). Après 6:20, la baisse de régime se fait sentir.
Descente du Col de Redondet et arrivé au Puy mary (km 44). Après 6:20, la baisse de régime se fait sentir.

Descente du Col de Redondet et arrivé au Puy mary (km 44). Après 6:20, la baisse de régime se fait sentir.

Une partie de la traversée vue depuis Puy Mary.
Une partie de la traversée vue depuis Puy Mary.

Une partie de la traversée vue depuis Puy Mary.

Ravito 3: Mandailles - km 59 (en 9:18) - La pose s'impose pour refaire le plein et une micro sieste de 5min
Ravito 3: Mandailles - km 59 (en 9:18) - La pose s'impose pour refaire le plein et une micro sieste de 5min

Ravito 3: Mandailles - km 59 (en 9:18) - La pose s'impose pour refaire le plein et une micro sieste de 5min

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A 4kms de St Cyrgues-de-Jourdanne.

A 4kms de St Cyrgues-de-Jourdanne.

Fin du bal pour moi à St Cyrgues - km 73 - alors 22ème après 13:00 d'effort. Le temps de passer un peu plus de temps avec mes parents hors course.

Fin du bal pour moi à St Cyrgues - km 73 - alors 22ème après 13:00 d'effort. Le temps de passer un peu plus de temps avec mes parents hors course.

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